234 Tables, Index

234.1 Notions
  1. Les tables sont des listes placées au commencement ou à la fin du livre et dans lesquelles sont indiqués les chapitres ou les divisions notables qu’il contient, avec la référence aux pages où il en est traité afin d en faciliter la consultation.

Une table des matières peut être définie comme la bibliographie (ou catalographie) du contenu d’un seul ouvrage.

  1. La table des matières a plusieurs fonctions: a) annoncer le contenu d’un ouvrage; b) faire retrouver le lieu où une question y est traitée; c) décharger le texte d<- certaines indications en les reportant in fine (par ex. un index des espèces dans un traité de zoologie); d) permettre d’embrasser le sujet général dans sa complexité, les parties et l’ensemble, les corrélations des parties, le tout grâce à un résumé synoptique des matières traitées.

C’est une réduction des matières présentée méthodiquement de façon qu’on puisse en voir l’ensemble d’un seul coup d’œil (table généalogique, chronologique). La table des matières établit entre les diverses parties d une œuvre un lien solide de cohésion. En la dressant, on constate souvent les lacunes. 3. La table est un élément absolument nécessaire. Ce sont les données de l’ouvrage ordonnées selon un autre plan mais, cette foi», avec s;nif. le référence aux textes qui ne sont plus répétée Ainsi, par exemple, ajouter une table géographique ou une table chronologique à un buvrage disposé dons l’ordre des matières, c’est comme si l’on écrivait une seconde fois en prenant pour base l’ordre des lieux et une troisième fois l’ordre des dates.

Les tables et index constituent en principe le moyen de suppléer à la redistribution des matières de l’ouvrage selon un ordre autre que celui adopté dans le corps de l’ouvrage.

Les tables d’un livre doivent contenir tous les renseignements utiles et être de facile accès.

E:les doivent donc compléter toute publication. Elles ont une importance capitale, en particulier les tables des grands traités, des œuvres des Collectivités, des Périodiques, des Annuaires.

  1. Rapport avec la Bibliographie. — Les tables des matières et les index constituent en un certain sens des (instrument* de recherches bibliographiques et comme tels 1 forment des compléments aux Bibliographies. Il en est? ainsi surtout des tables et index des périodiques.
234.2 Historique

Les premiers qui imaginèrent l’index alphabétique? furent les Grecs (syllabilcê. syllabus) comme le rapporte M. I ullius à Atticus. Il s’agissait de retrouver facilement» cum enim studiosi illi veteres locupletem rerum lc verborum omnium copiam semper et cum inaxima corn-modidate. in piomptu agere per desiderarent. excogitarunt sibi indice alphabrtaria ordine digestos. Les Jurisconsultes. les théologiens rédigèrent bientôt des tables Amn-tores litterari, prœ»ertin juri»consulti et tbrologi, libros fere omnes profession!» suœ in clencos, syllnbo», indices, tabulas et répertoria copiossima redigerumt ■. (Dutripon.)

Dans les ouvrages du XVIIIe siècle, il y avait des tables analytiques très développées, sorte de résumé des propositions développées dans les mémoires.

Les Anglo-Saxons ont de bonne heure attaché une grande importance aux index.

234.3 Espèces de tables et index

Les tables peuvent être:

  1. générale ou particulière.

  2. méthodique ou alphabétique;

  3. se référer aux matières (idéologique), aux noms de personnes (onomati-que), aux lieux (géographique) ou à tout autres données.

Les labiés d’un ouvrage peuvent donc se dénommer de ceux manières: par leur objet et par la forme de classement, a) Par leur objet: elles seront par matières (idéologique), par nom de personnes (onomatique), par lieu (géographique), par date (chronologique, b) Par leur forme de classement: alphabétique, systématique. numérique, décimale.

Certains ouvrages comportent deux tables de matières. L’une, simple division systématique du sujet, donnant une vue d’ensemble. L’autre analytique, développant en détail la première dans le même ordre systématique.

Sur les caractères et les avantages respectifs du classe-ment systématique, synthétique et analytique de la base alphabétique ou notes, voir ce qui se dit au sujet de la classification.

Le nombre et la variété des index et des tables va en se multipliant dans les ouvrages et ils s’établissent à divers points de vue.[^Exemples: a) le Traité de Géologie de E. Haüge. Sur 2024 pages, il compte 100 pages de tables et index, ceux ci au nombre de six, plus une bibliographie. // b) Le Traité de Zoologie concrète d’Yves Delage, contient cinq tables, une méthodique au commencement et quatre à la fin: index bibliographique, table des mots techniques, celle des noms des hôtes des parasites, l’index génétique des protozoaires» // c) Vernes (Manuel d’Histoire des Religions) fait suivre ron livre d’une table intitulée: Résumé analytique d’après le contenu des paragraphes. Addition ce notices bibliographiques étendues avec jugement sur leur valeur, placées en tête des différentes divisions du livre. Chaque paragraphe est accompagné d’un titre indiquant son contenu et d’une table spéciale, ou résumé analytique, placée à la fin du volume, récapitule ces titres de façon à permettre au lecteur de trouver aisément les pages qu’il a besoin de consulter.]

  1. Le Manuel général des Travaux de l’Institut de Droit international, 1893.
234.4 Tables systématiques
  1. S’il s’agit d’un travail étendu, la table des matières en constitue le plan qui autrement se dissimule dans le développement comme le squelette sous la chair.

  2. Tout livre devrait être accompagné de la table systématique des matières. La table des matières peut souvent avec avantage être répétée par fragments dans l’ordre alphabétique. Elle ne doit jamais être écrite en phrases continues à travers la page, ce qui trouble la lecture. Elle doit toujours indiquer les doubles pages initiales et finales. Ex.: 1 – 20.

  3. Il y a des tables de matières explicatives où les chapitres sont développés par arguments, puis par sommaires correspondant à une thèse ou proposition (ex.: Traité d’Economie Politique de Leroy-Beaulieu).

  4. Lorsqu’un ouvrage a plusieurs volumes, ou qu’il est publié par l’auteur plusieurs livres ayant d’étroites connexions les unes avec les autres, il est opportun de publier in fine la table synthétique détaillée de l’ouvrage complet. [^Ex.: Maurice Borgey: L’élevage humain.]

  5. On peut commencer et poursuivre une publication par livraisons ou fascicules sans suivre l’ordre systématique de l’ouvrage. Quand l’œuvre est suffisamment avancée, on publie la table des matières ordonnant la suite en un ordre rationnel. Chaque partie de l’œuvre, quelle que soit sa taille, ayant été brochée à part, l’abonné n’a qu à remplacer l’ordre chronologique de parution par l’ordre méthodique donné dans la table des matières. Ex.; Encyclopédie ces Mathématiques.

234.5 Index alphabétique
  1. Notion. — a) L’index établi par ordre alphabétique des mots ou des noms donne le moyen de trouver aisément les matières qui sont traitées dans un livre ou un document. Un livre reçoit du fait de son index une ampli-fication de son usage, une valeur pratique accrue.

L’index remplace tous les noms cités, dans un ouvrage, par des numéros de page ou de division. Ce qui fait que, connaissant un nom, on en trouve aisément la matière, de même que, par la matière, on apprend à connaître le nom auquel elle se rapporte.

Dans certaines de ses parties l’index constitue une sorte de vue synoptique sur a matière. Bien que basée exclusivement sur l’ordre alphabétique, il présente un certain ordre successif qui subordonne alphabétiquement, les parties aux parties et aux parties de parties.

  1. Kaire un index est tout un art. un art difficile, com-pliqué et dont les principes et les règles se dégagent chaque jour davantage. Il y a quelques années se constituait en Angleterre une Index Society pour pourvoir d’index les ouvrages qui n’en ont point et depuis la méthodologie de l’«indexing» s’enrichit sans cesse de nouvelles contributions.

  1. Méthodes. — a) Les index alphabétiques contiennent des termes techniques et ces noms usuels.

Les mots matière des objets, questions, etc., et les noms peuvent être donnés en deux index distincts ou en un seul ordre alphabétique.

Ex.: Extrait de l’Index de The Library, 1905, p. 452.

Legends, bequeathed by Caxton, rather «Sacra Legends» than «Golden Legends» 335 199.

Leighton, Alexander, proclamation for bis capture, 25.

Lemaître, Jules, notice of his «La Massière». 188.

Letter Writer, a Jacobean, 22–24.

  1. Index: avec indication en grasse du siège principal de la matière et subdivisions par points traités: ex. dans Gustave Lanson Histoire de la Littérature française. Lesage. 522; comédie 534, 628, 664, 665; roman: 668–674, 675, 678. 679, 710, 748. 811, 817, 820.

  2. Les notes sont indiquées par les n0B des pages suivis de la lettre n en italique. Ex. Mandchourie. 52n.

  3. Trop souvent les index font perdre du temps, quand iU sont multiples, clôturent chaque série (annuelle ou autre) de la publication et quand ils ne donnent qu’un seul index sans déterminatif. Seuls les index cumulatifs et les index à plusieurs vocables (un mot précisé par un ou deux autres) rendent des services désirables.

  4. Au lieu de faire figurer dans cet index de simples mots, il est préférable d’y introduire des propositions et de subdiviser les points de vue.

Ex.: L’index de Enforced Peace 1916, non en deux colonnes mais en une seule ligne. / League to Enforce Peace, appeal to intellect, not émotion, Monroe Doctrine, George Grafton, Wilson and Jefferson, / définition of / Not a part of International Law. / Spreads a Pax Americana over two Continents. / U.S. bound to arbitrate questions under variety of ideas of.

  1. Index consistant en réalité en une redistribution d’un texte sous des rubriques alphabétiques et une répar tition de ce texte sous chaque rubrique jugée utile.

Ex.: Index to the Constitution annexée à la publication de la Constitution américaine faite par la Carnegie Endowment. On y trouve sous un mot Soldiers, shall not be quartered in time of peace in any house without the consent of the owner, art. 3.[^Voir dans la Bibliographie in fine les travaux sur la méthode d’index. Lire dans Bulletin /. /. B.: Note sur la manière de préparer des index. Voir comme modèles , Keview of Reviews Index! — Pool Index (A. L. A. Index). — Certains index des publications de la Société des Nations. // Table analytique des matières du Recueil périodique des assurances (longue analyse des cas cités). // Table analytique de la Revue encyclopédique Larousse.]

234.6 Autres tables et index

Il est un grand nombre de tables générales. Elles visent la possibilité d’utilisation de l’ouvrage à divers points; leur clarté et facilité de consultation doivent faire l’objet d’une attention particulière.

  1. Table géographique. — Elle renferme l’index rangé par ordre alphabétique ou par ordre méthodique. Il suffira de se reporter à un nom quelconque de ville, de pays ou de région pour voir immédiatement tout ce qui dans un ouvrage intéresse ce lieu. La terre, ses aspects, sa structure. Bon évolution, par Aug. Robin. Paris, Larousse.

Index alphabétique illustré de tous les termes géogra-phiques ou géologiques et de tous les noms propres cités dans le volume.

  1. Tables chronologiques. — En une seule série sont présentées les dates accompagnées s’il y a lieu des termes qui les précisent: environ, presque, avant, après, entre.

Table générale du Journal officiel de la colonie de Ma-dagascar depuis sa création jusqu’à la fin de l’année 1901.

Date de la promulgationAnalyseNuméro du journalDate du journalObservations

Henri Mazel a émis le vœu de voir dresser une chro-nologie historique des événements racontés et une table philosophique des principales idées de l’œuvre. c) Liste des auteurs. — Listes des auteurs dont les opinions sont discutées ou citées dans cet ouvrage. (Ex.: Vareiiles Sommières: Les personnes morales.

  1. Tables de personnages. — Il s’agit non des auteurs ni des personnes mentionnées, mais de personnes fictives introduites dans les œuvres d’imagination. MM. Christophe et Cerfbeer ont publié un «Répertoire alphabétique des personnages» de la Comédie humaine de Balzac (il y en a plus de mille).

  2. Iconographie. — Table des figures et des cartes (par n° de figure et selon l’ordre des pages). Table des gravures. Table des planches (reproductions photographiques. hors texte).

Ex.: Félicien Rops et son œuvre, édition Deman, 1897.

«Cet ouvrage contient une table iconographique constituant un Répertoire général de l’œuvre gravé et lithographié, aussi complet qu’il nous a été possible de l’établir.»

Complément au catalogue descriptif de l’œuvre gravé de Félicien Rops, par E. Ramiro. ■ Il renferme diverses tabulations: tables des ouvrages illustrés par Rops et des ouvrages dont l’illustration lui est attribuée. Table des auteurs dont il a illustré les œuvres et ceux dont l’illustration lui est attribuée. Table des illustrations du catalogue. Liste numérotée des œuvres qui s’y trouvent décrites avec renvoi à la pagination: errata.

  1. Index des manuscrits. — Les ouvrages d’érudition comprennent aussi un index spécial des manuscrits avec l’indication des pages ou ils sont cités.

  2. Index des initiales. — Il est parfois donné à part.

  3. Concordances. — On donne le nom de Concordance de la Bible à une sorte de dictionnaire où tous les mots de l’Ecriture Sainte sont classés par ordre alphabétique, avec l’indication des passages où ils se trouvent. Il existe des Concordances en latin, en grec, en hébreu. La concordance latine la plus ancienne remonte au XIIIe siècle, et a été faite par le frère franciscain Saint Antoine de Padoue. Presque à la même époque, le dominicain Hugues de Saint-Cher, vulgairement appelé le cardinal Hugues, en composa une autre plus complète, qui fut aussitôt améliorée par le franciscain Arlot Thuseus et le dominicain Conrad d’Halberstadt: c’est à l’occasion de cette concordance que la Bible fut divisée en chapitres.

La première concordance hébraïque a été faite de 1438 à 1443, par le rabbin Marehodée Nathan, qui adopta la division par chapitres du cardinal Hugues, et y ajouta 1% subdivision par versets. Il n’existe pas de véritable concordance grecque pour l’Ancien Testament, mais on en possède plusieurs pour le Nouveau; la première a été composée par Xiste Bétulius, en 1546, et complétée plus lard par Robert Etienne.[^E. P. Dutripon. Concordantiae Bibliorum sacrorum vulgatae editionis. Paris, 1838, Bélin, in-folio, 3 colonnes, plus de 25.000 versets. Index commun à tous les livres composant la Bible. L’auteur montre, par un exemple, qu’avec les mots de la Bible ayant été ainsi réunis, on peut former des exposés systématiques comprenant exclusivement les paroles sacrées ordonnées sous des rubriques choisies (par ex. définition, nécessité, cause, mode, temps, lieu, etc.).]

  1. labié des espèces. — Les descriptions des espèces et en particulier les espèces nouvelles ont une grande importance dans les Sciences de la Nature. Pour faciliter le» recherches comprimes, on indique les espèces usitées dans un index spécial, Ainsi, par ex., la Table des Protozoaires dans le Traité de Zoologie Concrète d’Yves Delage. Cette table est imprimée en deux sortes de caractères: l’un plus gros pour les noms de groupe, l’autre plus petit pour les noms de genre. Dans chacune des deux séries on trouvera deux sortes de noms. Les uns sans parenthèses, alignés au bord de la colonne, sont ceux de groupes adoptés ou de genre décrits dans l’ouvrage. Les autres, entre parenthèses et en recul sur l’alignement de li colonne, désignent les synonymes, soit de groupes, soit de genres décrits et chaque synonyme est suivi d’un mot sans parenthèses qui est le nom du groupe ou du genre dont il est synonyme et qui est décrit dans l’ouvrage n la page indiquée par le numéro qui suit son nom à sa place alphabétique. Cela permet de trouver immédiatement les noms ces genres et des groupes non acceptés dans l’ouvrage, et relégués par l’auteur en synonyme. Mais il fallait en outre faire l’opération inverse, et Lndi quer pour chacun des groupes et des genres acceptés par l’auteur les noms synonymes admis par d autres auteurs. D’ordinaire, c’est dans le corps du texte que se trouvent ces indications, mais ici c’est dans la table qu elles sont reléguées, placées entre parenthèses à la suite des noms acceptés, après le numéro indiquant le renvoi au texte.
234.7 Tables et index d’après les sciences

D’après les sciences et les techniques, les Tables ont des formes et présentent une importance variée.

  1. En matière de brevets d’invention où il s’agît d épuiser les recherches, les index ont une importance capitale.

  2. Pour les ouvrages de Philologie basée sur la totalité de ce qui s’est dit relativement à un texte, ils ont une non moindre importance.

  3. Dans le Droit, les tailles jouent un rôle capital dans les recueils de jurisprudence. Il s’agit, sur une question donnée, de retrouver toutes les décisions judiciaires y relatives qui ont été publiées dans les nombreux recueils existants.

234.8 Place et forme matérielle des tables
  1. Régulièrement, c’est en tête du livre que doit se placer la table des matières qui contient l’idée et le plan de l’auteur, toutes choses que le lecteur veut et doit tout d’abord connaître, de même que c’est en tête des chapitres que se place le sommaire, c’est à-duc la table des matières afférentes à chaque chapitre. Aujourd’hui cependant, on a pris I habitude de rejeter cette table à la fin du volume, après l’index alphabétique. Cela est dû en partie à la nécessité de déterminer la pagination, ce qui est impossible ,.vant l’achèvement du volume. Mais il est loisible de placer celle-ci en tète en limprimant sur un carton extra, paginé et portant des folios en chiffres romains.

La coutume se répand de placer la table en tête du volume; elle constitue ainsi la meilleure des préfaces.

  1. Tout le volume étant subdivisé et les paragraphes indexés, les références setont faites au moyen de ces nombres avec les paragraphes en exposant. Ex.: 321.4°

  2. Pour éviter d’ajouter une table aux précédentes, on combine parfois deux tables en distinguant par des astérisques certains noms ayant certain caractère. (Ainsi Yves Delage. dans son Traité de Zoologie, combine une liste alphabétique des Protozoaires parasites avec son index générique des Protozoaires.)

  3. Tables cumulatives. (Voir le principe sous n0 241.31 Périodiques.)

  4. On peut encore innover quant aux dispositifs: voici l’index alphabétique d’une publication disposé en forme de dépliant placé à la fin de l’ouvrage, afin de faciliter la consultation, La table peut se déplier et former ainsi une partie à consulter apparente, le livre restant ouvert. Exemple: Edmund Stemmer (Budapest), catalogue n" 9.

Autre exemple: répartition géographique des indus­tries et des métiers publiée par l’Office du Travail de Belgique.

  1. Les divisions et subdivisions de la table des matières d’un ouvrage peuvent être exprimées par une notation décimale appropriée. Divers cas sont à distinguer:

1° Une notation personnelle et synthétique distincte de la notation de la Classification décimale elle-même qui est universelle et analytique. Cette notation de la table des matières est avantageusement appliquée à la désignation et à la numérotation des divisions et subdivisions dans le corps même de l’ouvrage. Le présent traité a appliqué cette méthode.

2° Certains ouvrages ont, quant à la distribution intérieure des matières, suivi strictement l’ordre de la Classification décimale. Ils ont indique visiblement cet ordre en plaçant les indices bien en évidence. Ils se sont servi pour les divisions et les rubriques de caractères de grandeurs variées, de proportion à Taire que couvre chaque division. (Voir à ce, sujet ce qui est dit dans la Classification.)

3° Il est demandé d’adjoindre à tous les documents, livres, articles de périodiques, brevets, etc., le ou les indices de la Classification décimale qui correspond à la matière traitée. Il est utile de mentionner ces mêmes indices à la suite de chaque chapitre et même de chaque paragraphe des ouvrages scientifiques. Il y aurait à cela trois avantages: concordance de la classification particulière propre à l’ouvrage avec la Classification universelle; élaboration de la table décimale des concordances à placer in fine du volume; facilité donnée pour la dissection de l’ouvrage et la répartition de ses fragments dans les dossiers respectifs de l’Encyclopédie documentaire.

4° Adjonction aux autres tables et index. — Les tables de matières décimales selon la C. D. sont surtout précieuses au point de vue des langues. C’est un fait connu qu’il faut beaucoup moins de temps pour apprendre à lire une langue que pour la parler ou l’écrire, et que la plupart des personnes qui font des recherches sont habituées à lire les revue-j de leur spécialité en plusieurs langues. Cette lecture est rendue facile par le grand nombre de mots techniques qui sont presque tous internationaux et aussi par l’illustration qui devient de plus en plus abondante. Mais il y a grosse difficulté à se servir des index alphabétiques: là il faut connaître à fond la langue et sa synonymie. Un index décimal rend ici des services considérables.