235 Autres parties du livre

  1. Appendice. — Par appendice (ou annexe), en entend la partie qui se place à la fin d’une œuvre, et qui contient note,, documents, pièces justificatives destinés à éclairer, expliquer ou illustrer le texte. Souvent l’appendice reproduit les documents in extenso, notamment dans les livres d’histoire, pour éviter au grand nombre des lecteurs la fatigue ou la confusion qui pourraient résulter de l’abondance des matériaux. Certains auteurs rejettent dans l’appendice les citations, les détails scientifiques, les développements plus amples, les remarques qui se rattachent au texte et cela sous des numéros correspondant à ceux du texte lui-même.

  2. Bibliographie. — a) La bibliographie peut être disposée de diverses manières: 1° dans le texte courant; 2° qu bas des pages; 3° à la fin de chaque chapitre; 4° résumé à la fin du volume. Dana les 3° et 4° cas, elle peut faire référence globale ou bien pour chaque sujet elle peut renvoyer à la page même qu’elle concerne et non à une seule page pour tout le chapitre. L’inconvé­nient de citer les ouvrages au bas des pages ou bien de le faire dans une partie à part consiste dans les répétitions ou dans la localisation dans une seule caté-gorie des ouvrages qui peuvent en intéresser plusieurs.

  1. A l’index bibliographique placé in fine renvoyer les chiffres inscrits entre crochets à la suite des noms d auteur imprimés en petites capitales. Ex.: Yves DELACE: Zoologie concrète.

  2. Des listes ou tables bibliographiques peuvent être établies d’après les divers ordres de classement, comme elles le sont pour les Bibliographies séparées et pour les tables des matières (systématiquement ou analytiquement si les listes sont placées par nom d’auteur ou à l’inverse, alphabétiquement si elles sont classées dans Tordre systématique par matière).

  3. En indiquant la page initiale et finale des articles, on fait connaître aussitôt sinon l’importance, au moins les dimensions des articles. Ex.: p. 14–27, article allant de la page 14 à la page 27. Dans les éditions successives et les traductions, la pagination change le plus souvent, et il en résulte des difficultés et des confusions dans les renvois à tel ou tel passage. C’est pourquoi on a adopté un système de renvoi au chapitre, à la section, au paragraphe (§), etc. Ex.: Baldwin, La pen»ée et les choses. Préface: p. XVII.

  4. Citation et notice bibliographique. — La citation peut se faire soit par l’édition de La page, soit par le chapilrage. La citation précise va jusqu’à la ligne et jusqu’au mot.

  1. Résumé en langue étrangère. — Chaque auteur écrivant en une langue peu répandue devrait se donner la peine, à côté de son ouvrage en langue nationale pour ses compatriotes, d’en donner aux étrangers la traduction dans une langue internationale. Ex.: Les articles de la Kevuc polonaise d’éducation; la thèse du Dr Domec, etc.

  2. indication des autres œuvres de l’auteur. — Les ouvrages portent souvent l’indication des autres œuvres du même auteur ou de la même collection. L information est utile pour le lecteur; elle est utile pour la diffusion des œuvres mentionnées.

  3. Planches. — Elles sont souvent disposées hors texte, complétant celles qui sont placées dans le texte. Elles se réunissent quelquefois toutes ensemble in fine, imprimées sur papier couché, tandis que le texte est imprimé sur papier ordinaire.

  4. Annonces. — Le Journal, la Revue, le Livre ensuite, sont devenus des porte-annonces. Celles-ci sont insérée«dans le texte ou sur feuilles spéciales intercalées, soit ai commencement, soit à la fin du volume ou du fascicule. Une couleur spéciale du papier prévient le lecteur qu’il s’agit d’annonces. Une disposition combinée des annonces au verso du texte facilite le découpage de celui-ci.

  5. Errata et corrigenda. — a) Au cours d’impression de l’ouvrage des erreurs sont commises qu’il est utile de relever in fine en une liste dite Errata et corrigenda. erreurs et corrections.

  1. Addenda et corrigenda. — Les listes en ont une grande importance dans certains ouvrages qu’elles améliorent d’autant plus qu’un temps plus long s’est écoulé entre les premiers et les derniers volumes. Reste la question de rendre vraiment utile ces listes sans obliger à y recourir constamment. Les corrections a la main, d’après ces listes, des passages fautifs du texte est un moyen, mais il n’est pas satisfaisant, car il abîme les livres.

  2. Les éditions successives sont aussi corrigées, augmentées et remaniées. Certains auteurs ont la probité de signaler eux-mêmes leurs changements d opinion. Ainsi Lanson, Histoire de la littérature française, XI* et XII0 édition, p. XVIII et note 1, a signalé pour l’éducation littéraire de jeunes gens, ce qu’il appelle ses «notes de repentir et de conversion».

  1. Sommaires et Thèse. — a) Des résumés sommaires, précis ou abrégés sont souvent joints aux ouvrages et ont de grands développements. Ex.: Lilly’s «Four English Humorists of the Nineteenth Century. — Voelken «Indian Agriculture».

Chaque chapitre est précédé d un court sommaire (ou argument) qui le résume et permet d en embrasser le contenu.

Desiderata: 1. Placer ce sommaire détaillé en tête de chaque chapitre. 2. Reproduire ce sommaire dans la table des matières. 3. Indiquer les idées développées sous forme de proposition ou thèse ou seulement de sujet ou rubrique.

  1. On peut résumer les principales doctrines et propositions contenues dans un ouvrage sous la forme de Thèse placée à la fin. Ex.: Traité élémentaire de Philosophie à l’usage des classes. Edité par l’Institut supérieur de Philosophie de l’Université de Louvain. Tome II: après la Théodicée et in fine du volume.

  2. Supplément. — Comme dan5 toute œuvre humaine, l’auteur reconnaît qu’il a commis des erreurs et des oublis. Il publie alors des suppléments, quand est terminé son ouvrage s’il est de longue haleine.